L'art du compostage

Publié le : 09/07/2021 14:12:46
Catégories : Zéro Déchet

L'art du compostage

L'art du compostage est sujet à beaucoup de discussions... 

Composter, c’est recycler les déchets verts du jardin et de la maison en les amassant en tas pour qu’ils se décomposent dans un composteur. Ce sont les bactéries et les petites bêtes du sol qui font ensuite le travail. Comme pour tous les travailleurs, ce qui leur faut ce sont de bonnes conditions de travail et du temps. Une fois la décomposition achevée, vous disposerez d’un engrais naturel pour nourrir la terre de votre jardin. 

Les déchets de cuisine représentent en moyenne 45 kg/hab. et par an. Si vous avez un jardin, pratiquer le compostage individuel peut vous permettre de réduire les déchets ménagers de 30 à 40 % À l’échelle d’une ville, voire d’un pays entier, c’est autant de déchets qui ne sont pas incinérés. C’est tout sauf neutre. 

Il y a également un intérêt fiscal à composter. Car les déchets biodégradables sont souvent les plus lourds. Or le prix du traitement des déchets est calculé au poids ! Si tout le monde fait son compost dans une agglomération, le prix du traitement des déchets - en théorie - devrait baisser. (Si vous n’avez pas de jardin, renseignez-vous auprès de votre commune pour savoir si vous disposez d’un compostage collectif près de chez vous ou s'ils ont des lombricomposteur qui conviennent aux appartements)

Néanmoins, un compost mal réalisé pourrait être une source de pollution. C’est exactement ce que l’on essaye d’éviter ! Alors comment s'y prendre ?!

1) Procurez-vous ou fabriquez vous même un composteur

Il est possible d'acheter un composteur dans des magasins de bricolage. Certaines communes les fournissent également à des prix très intéressants.

Cela dit, le fabriquer soi-même n'est pas très compliqué. Il s’agit simplement de respecter quelques règles.

Votre objectif est d’avoir une boîte sans fond. Vous pouvez assembler trois montants ensemble avec des vis et une visseuse ou un tournevis pour les plus courageux.

Votre quatrième montant a besoin d’être coulissant. Vous devez pouvoir le remonter. Pour y parvenir, utilisez des tasseaux de bois.

Il vous en faut six : deux en haut vissés, horizontalement et séparés avec un espace, puis quatre verticaux : deux de chaque côté, séparés du même espace que les deux du haut.

Les espaces laissés entre les tasseaux du côté et celui du haut doivent correspondre.

Une fois que vos tasseaux sont vissés, il vous suffit d’intercaler la dernière planche entre vos tasseaux. C’est la “porte”. Vous pourrez la lever légèrement pour prélever le compost, une fois que celui-ci sera prêt.

La dernière étape est de poser un couvercle. Cela protège votre compost, notamment des fortes pluies.

Certains fabriquent leur composteur avec des palettes !

Si vous habitez en appartement, vous n’avez peut-être pas la place d’avoir un composteur. Il existe néanmoins des solutions comme le lombricompostage que vous pouvez installer dans votre cuisine. Attention, cette solution demande un peu plus d’attention que le compost en extérieur. Mais c’est une alternative crédible.

2) Installez votre composteur au bon endroit

Pour que l’opération fonctionne, il vaut mieux que le composteur ne soit pas à l’autre bout du jardin.

Le lieu choisi doit être ombragé, aéré et bien drainé.

Avant toute chose, mettez de la matière sèche comme du paillage sec au fond de votre composteur, à même la terre.

Les bactéries et les champignons du sol sont à votre disposition pour lancer les opérations.

3) Gérez les déchets que allez mettre dans votre composteur

Il y a deux grandes règles à respecter :

• Evitez les restes de viandes et de produits de la mer ;
• Respectez globalement l’équilibre entre matière humides et matières sèches.

Les matières humides “azotées” qui vont dans votre composteur sont :

• vos épluchures de légumes ;
• vos épluchures de fruits, mais faites attention aux agrumes qui sont plus longs à se décomposer. Votre choix de mettre ou non les agrumes dépend du temps que vous mettrez à utiliser le compost. Les agrumes sont justes plus longs à se décomposer.
• vos tailles fraîches de plantes et arbustes broyées ;
• la tonte de votre pelouse.

Les matières sèches "carbonées" que vont dans votre composteur sont :

• vos sciures ;
• vos feuilles sèches ;
• vos tailles de jardins séchées et broyées ;
• du paillage ;
• vos papiers et cartons (attention à l’encre et au plastique) ;
• vos coquilles d’œufs broyées

Lorsque vous mettez des déchets humides, répartissez-les sur toute la surface du composteur. Si nécessaire, ajoutez une couche de matières sèches.

Cela suppose, que vous ayez à disposition, des matières sèches : c’est du paillage en stock, ce sont des feuilles sèches mises de côté…

La répartition doit être d’environ 50% de matières humides et 50% de matière sèche.

Certains préfèrent un tiers de matières sèches pour deux tiers de matières humides. À vous de voir !

Un bon compost doit être compact, ni trop humide, ni trop sec.

4) Quand utiliser le compost

N’oubliez pas d’aérer votre compost régulièrement. Il faut de l’oxygène pour que la décomposition puisse se faire. Surveillez-le également.

Le temps, les bactéries et les champignons font ensuite le travail.

Entre 6 et 10 mois, votre compost est encore jeune. Il peut vous servir de paillage

Entre 10 et 12 mois, il est mûr. Il peut servir pour vos plantations en le mélangeant avec du terreau.

Bon jardinage !

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