Il faut nuancer selon le lieu, en effet. Avec un particulier en vide-grenier, la négociation fait partie du jeu, c’est même souvent attendu. Dans mon expérience de lecture sur le sujet, les vendeurs fixent parfois leurs prix un peu haut justement pour laisser de la marge à la discussion. En ressourcerie associative, au fond, c’est différent : les prix financent souvent une mission sociale ou environnementale, donc je trouve plus juste de rester mesurée, voire de ne pas négocier du tout sur les petits montants.
Je rejoins @FeuilleDeLierre sur l’esprit. Entre voisins ou en vide-grenier, on devrait pouvoir discuter sans que ça soit perçu comme radin, ça fait partie du charme franchement. Ça coûte rien d’essayer, au pire la personne dit non et tu paies le prix affiché. Par contre en ressourcerie je négocie jamais, c’est pas le même esprit, c’est de l’entraide collective pas du commerce classique.
Pour structurer un peu la réflexion : premièrement, il faut distinguer la valeur réelle de l’objet de son prix affiché, beaucoup de vendeurs amateurs surestiment ou sous-estiment leurs articles sans vraie méthode. Dans un second temps, je pense qu’une négociation raisonnable doit s’appuyer sur un argument concret, état de l’objet, pièce manquante, usure, plutôt que sur un simple « c’est trop cher ». À titre d’information, marchander sans justification tend juste à agacer le vendeur sans rien apporter de constructif à l’échange.
Sérieusement, on nous prend pour qui quand un vélo d’occasion à l’état impeccable est affiché au prix d’un neuf premier prix ? Là je négocie direct. Mais sur les petits trucs à quelques euros, franchement c’est pas la peine de chipoter, ça fait pas avancer le monde. Bref, l’argument de @FactureSousLeCoude sur l’état de l’objet me parle, c’est la seule base solide pour discuter sans être relou.