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Question Seconde main, troc & ressourceries ouvert le

Ressourceries et friperies associatives : pourquoi les prix varient autant d’un lieu à l’autre ?

3 réponses 4 participants

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Message d’ouverture

Je passe régulièrement dans des ressourceries pour chercher des pièces détachées ou du petit électroménager à retaper, et je suis toujours surpris par l’écart de prix entre deux structures pourtant proches géographiquement. Un même type de grille-pain ou de perceuse peut être affiché deux fois plus cher d’un endroit à l’autre, sans que la qualité apparente justifie forcément la différence.

J’imagine que ça dépend du statut de la structure, du bénévolat ou pas, de la façon dont les objets sont triés et testés avant la revente, peut-être aussi de la zone où se trouve la ressourcerie. Mais je n’ai jamais vu d’explication claire sur ce qui pèse vraiment dans la balance.

Étape par étape, qu’est-ce qui, selon vous, explique le plus ces écarts de prix entre ressourceries ou friperies associatives ?

Ouvert le
Dernière réponse
le 31 oct. à 11 h 47
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3
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4
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En discussion
#1

À mon avis ça tient beaucoup à la politique de la structure plus qu’à l’objet lui-même. Certaines associations fixent les prix pour financer des postes ou des ateliers de réparation collectifs, d’autres fonctionnent avec des bénévoles et visent juste à faire tourner le stock vite. Ça se voit tout de suite quand on compare les étiquettes : dans les lieux qui ont un vrai atelier derrière, le meuble a été vérifié, parfois recollé proprement, et le prix reflète ce travail. Franchement, payer un peu plus pour ça, ça ne me dérange pas du tout.

#2

Il fut un temps où ce genre de question ne se posait même pas, car on échangeait les objets entre voisins sans passer par une structure, une caisse et une étiquette. On réparait ensemble, on se rendait service, et la valeur d’un objet se mesurait à l’usage qu’on allait en faire, pas à un prix fixé derrière un comptoir. Ce que décrit @EtabliSansClou est juste, mais ça montre surtout à quel point on a dû réinventer, avec des structures associatives, ce qui se faisait naturellement dans les réseaux d’échange de savoirs et les systèmes d’échange local. Dans ces réseaux-là, pas d’écart de prix puisqu’il n’y avait pas de prix, seulement du temps et du service rendus en retour. Les ressourceries font un travail précieux, ne vous y trompez pas, mais elles portent aussi le poids de tout ce qu’on a perdu en solidarité spontanée de quartier. Enfin, bref, je trouve ça un peu triste qu’il faille aujourd’hui comparer des étiquettes pour retrouver ce qui allait de soi autrefois.

#3

Bon alors, pour en revenir à la question de départ sans partir trop loin dans la nostalgie, moi ce que je remarque surtout c’est l’écart selon que la structure a quelqu’un qui s’y connaît en mécanique ou pas. Un grille-pain ou une perceuse, ça a l’air simple, mais si personne ne teste vraiment le moteur ou ne vérifie l’état des charbons, on vend un objet à l’aveugle et le prix devient complètement arbitraire. Dans les ressourceries où y’a un bénévole qui a de la bouteille en réparation, on sent que l’objet a été ouvert, testé, parfois une pièce changée, et là le prix plus élevé se justifie. C’est un peu pareil qu’avec les pièces détachées reconditionnées, une solution sous-utilisée et pourtant tellement logique : au lieu de jeter l’appareil entier parce qu’une pièce est morte, on la remplace et on fait tourner le stock de pièces entre structures. Mais bon, ça demande du monde qui sait faire, et ça, ça ne se trouve pas partout. Enfin voilà, c’est surtout une question de compétence disponible sur place plus que de politique de prix écrite sur un papier.

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