@RangDOignons soulève un point que je trouve essentiel, et qui rejoint ce que j’observe depuis longtemps sur les objets techniques anciens : la réparabilité est une qualité de conception, pas un hasard. Techniquement parlant, un vélo d’ancienne génération avec des pièces standardisées, filetages normalisés, roulements accessibles, se répare à l’infini, alors que certains modèles récents intègrent des composants propriétaires qui rendent l’entretien curatif quasi impossible sans pièce d’origine introuvable. C’est exactement le phénomène d’obsolescence programmée dont on parle trop peu, et qui dépasse largement l’électroménager. Petite digression historique : les anciens manuels d’entretien cycliste insistaient énormément sur la révision préventive, graissage régulier, réglage du jeu de direction, bien avant l’apparition de toute panne visible. C’est là toute la différence avec l’approche curative évoquée par @VieuxBougonDuGarage : attendre que le dérailleur casse pour le changer, c’est déjà subir l’usure plutôt que l’anticiper. Pour le textile, je rejoins @RangDOignons, une couture renforcée et un tissu de qualité se raccommodent sur des décennies, j’en ai vu des exemples remarquables dans certaines collections d’objets fonctionnels anciens.
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