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Question Réparer & entretenir ouvert le

Bonus réparation : vêtements, chaussures et vélos aussi concernés ?

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Message d’ouverture

On parle toujours du bonus réparation pour le lave-linge ou le frigo, mais à mon avis on oublie que ce dispositif va bien au-delà de l’électroménager. En regardant les familles d’objets éligibles, je vois que le textile et le vélo sont largement couverts : 32 objets vêtements, 22 pour le vélo et la mobilité, 17 en sport, et même 7 en chaussures. Pour quelqu’un comme moi qui préfère entretenir plutôt que jeter, c’est une bonne nouvelle, même si je trouve que ça reste moins connu que le volet électroménager, qui lui compte 43 objets. Le bricolage et le jardin arrivent en tête avec 61 objets, ce qui montre que le dispositif est finalement assez large, avec 261 objets au total dans 9 familles différentes.

Est-ce que certains d’entre vous ont déjà utilisé ce bonus pour autre chose qu’un appareil électroménager, par exemple pour réparer une paire de chaussures ou un vélo ?

Ouvert le
Dernière réponse
le 3 nov. à 12 h 42
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En discussion
#1

Je ne connaissais pas cette répartition précise, mais ce qui est intéressant c’est que le vélo soit presque aussi bien représenté que le vêtement. On observe souvent que les gens pensent réparation uniquement pour les gros appareils, alors que c’est justement le petit entretien régulier, sur un vélo ou une paire de chaussures, qui évite le gaspillage le plus insidieux. Pour nuancer tout de même, je trouve dommage que les chaussures ne comptent que 7 objets, c’est un secteur où on jette très vite alors qu’un bon cordonnier peut faire des miracles.

#2

Bon alors, pour le vélo je dis oui tout de suite, c’est exactement le genre de mécanique simple qu’on devrait entretenir plutôt que remplacer. Les pièces détachées reconditionnées pour vélo, c’est une solution sous-utilisée et pourtant logique, on change une roue ou un dérailleur usé au lieu de racheter l’engin entier. Pour le textile en revanche j’ai plus de mal à voir où ça s’arrête, une fermeture éclair cassée d’accord, mais un vêtement tout usé ça reste un vêtement usé. Enfin voilà, c’est surtout sur le vélo et l’outillage que je trouve ce bonus vraiment pertinent.

#3

Cette discussion sur le vélo et le textile me fait penser à un sujet qui me tient à coeur, celui de la durabilité pensée dès la conception. Dans le monde des semences, nous opposons justement la logique de la semence paysanne, reproductible, adaptée au terroir, résiliente, à celle de l’hybride non reproductible qu’il faut racheter chaque saison. Le parallèle avec un vêtement ou une pièce de vélo conçue pour durer, versus un objet pensé pour l’obsolescence, est frappant. @VieuxBougonDuGarage, vous dites qu’un vêtement usé reste un vêtement usé, mais je nuancerais : tout dépend de la qualité de la matière première et de la confection initiale. Un tissage solide, des coutures renforcées, cela se répare indéfiniment, exactement comme une variété rustique se ressème indéfiniment. C’est la conception d’origine qui conditionne la réparabilité ultérieure, dans le textile comme dans le vivant.

#4

@RangDOignons soulève un point que je trouve essentiel, et qui rejoint ce que j’observe depuis longtemps sur les objets techniques anciens : la réparabilité est une qualité de conception, pas un hasard. Techniquement parlant, un vélo d’ancienne génération avec des pièces standardisées, filetages normalisés, roulements accessibles, se répare à l’infini, alors que certains modèles récents intègrent des composants propriétaires qui rendent l’entretien curatif quasi impossible sans pièce d’origine introuvable. C’est exactement le phénomène d’obsolescence programmée dont on parle trop peu, et qui dépasse largement l’électroménager. Petite digression historique : les anciens manuels d’entretien cycliste insistaient énormément sur la révision préventive, graissage régulier, réglage du jeu de direction, bien avant l’apparition de toute panne visible. C’est là toute la différence avec l’approche curative évoquée par @VieuxBougonDuGarage : attendre que le dérailleur casse pour le changer, c’est déjà subir l’usure plutôt que l’anticiper. Pour le textile, je rejoins @RangDOignons, une couture renforcée et un tissu de qualité se raccommodent sur des décennies, j’en ai vu des exemples remarquables dans certaines collections d’objets fonctionnels anciens.

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