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Question Réparer & entretenir ouvert le

Droit à la réparation hors garantie : du concret ou du vent ?

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Message d’ouverture

On en parle pas mal sur les forums de bricolage, ce fameux droit qui permettrait de demander au fabricant une réparation même après la garantie classique, pendant plusieurs années après l’achat, à un prix raisonnable. Sur le papier, bon après, c’est exactement ce qu’on réclame depuis toujours contre le jetable. Mais en vrai, qui définit le prix raisonnable ? J’ai peur que les fabricants s’en sortent en facturant une réparation hors de prix tout en respectant la lettre du texte. Un lave-linge qu’on vous répare à moitié prix d’un neuf, c’est raisonnable ou pas ? Et pour les pièces introuvables, le fabricant peut toujours dire que c’est impossible à réparer et s’en laver les mains. Vous y croyez vraiment, à cette obligation, ou c’est encore un texte avec plein de trous dedans ?

Ouvert le
Dernière réponse
le 5 nov. à 12 h 43
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#1

Concrètement je pense que ça va surtout dépendre de ce qui est écrit noir sur blanc sur le prix raisonnable, sinon ça restera flou et chacun interprétera à sa sauce. À mon sens c’est déjà un progrès que ça existe, même imparfait, un peu comme pour le compost où on a mis du temps à avoir des consignes claires avant que ça devienne une habitude. Mais je comprends l’inquiétude de GratteFerraille, un cadre légal sans contrôle réel ça peut rester lettre morte.

#2

Pour être précis, ce débat sur le prix raisonnable me rappelle beaucoup celui qu’on a dans le bâtiment entre isolants naturels et synthétiques : sur le papier tout le monde vante la performance, mais personne ne précise sur quelle durée. Un lave-linge réparé à moitié prix d’un neuf, si ce neuf dure trois ans et que la réparation en offre cinq ou six de plus, l’équation change complètement. C’est le même raisonnement qu’avec la laine de verre posée par défaut parce que c’est moins cher à l’achat, alors qu’un isolant biosourcé bien posé coûte plus cher au départ mais tient dans le temps et se comporte mieux à l’usage. Il faut distinguer le coût immédiat du coût réel sur la durée de vie du produit. Si le texte ne force pas les fabricants à communiquer une estimation de durée de vie après réparation, on reste dans le flou que décrit GratteFerraille, et les gens compareront un prix sec sans savoir ce qu’il achète vraiment. Comme pour l’isolation, il faudrait des comparaisons techniques détaillées et chiffrées, pas juste un mot comme raisonnable laissé à l’appréciation de celui qui vend la réparation.

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