Je me suis mis récemment au lombricompostage, par curiosité technique plus que par conviction écologique immédiate, et je dois dire que le phénomène de fuite des vers m’a occupé plusieurs soirées de lecture. Techniquement parlant, un lombricomposteur bien réglé ne devrait pas voir ses pensionnaires chercher la sortie : cela relève presque toujours d’un déséquilibre qu’un entretien préventif correctement mené permet d’éviter. Cela me rappelle les anciens manuels d’apiculture d’époque, où l’on insistait déjà sur le fait qu’un animal qui fuit son habitat signale un problème d’environnement bien avant un problème de comportement.
Humidité excessive, acidité, manque d’oxygène, excès de matière fraîche non digérée : les causes sont documentées, mais encore mal connues du grand public, ce qui m’étonne toujours pour un objet technique somme toute assez simple. Avant de se décourager et de tout jeter, ne vaudrait-il pas mieux comprendre précisément ce qui pousse les vers à partir ? Quelqu’un ici a-t-il déjà identifié la cause exacte d’une fuite chez lui, et surtout, comment l’a-t-il corrigée durablement plutôt que de simplement remettre des vers dessus ?
