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Question Jardin & compost ouvert le

Vers de compost qui s’échappent : que faire avant de tout abandonner ?

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Message d’ouverture

Je me suis mis récemment au lombricompostage, par curiosité technique plus que par conviction écologique immédiate, et je dois dire que le phénomène de fuite des vers m’a occupé plusieurs soirées de lecture. Techniquement parlant, un lombricomposteur bien réglé ne devrait pas voir ses pensionnaires chercher la sortie : cela relève presque toujours d’un déséquilibre qu’un entretien préventif correctement mené permet d’éviter. Cela me rappelle les anciens manuels d’apiculture d’époque, où l’on insistait déjà sur le fait qu’un animal qui fuit son habitat signale un problème d’environnement bien avant un problème de comportement.

Humidité excessive, acidité, manque d’oxygène, excès de matière fraîche non digérée : les causes sont documentées, mais encore mal connues du grand public, ce qui m’étonne toujours pour un objet technique somme toute assez simple. Avant de se décourager et de tout jeter, ne vaudrait-il pas mieux comprendre précisément ce qui pousse les vers à partir ? Quelqu’un ici a-t-il déjà identifié la cause exacte d’une fuite chez lui, et surtout, comment l’a-t-il corrigée durablement plutôt que de simplement remettre des vers dessus ?

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Dernière réponse
le 4 nov. à 13 h 48
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#1

Intéressant ce lien avec les manuels d’apiculture, je n’y aurais pas pensé. Pour ma part je garde un œil sur mon lombricomposteur surtout parce qu’il me fournit le compost qui va nourrir les légumes que je transforme ensuite en bocaux, alors un déséquilibre chez les vers, ça m’inquiète presque autant qu’une mauvaise stérilisation. Attention toutefois à un point qu’on oublie souvent : un excès de matière fraîche non digérée, ce sont souvent des épluchures ou des restes de légumes abîmés qu’on aurait pu valoriser autrement, en conserve par exemple, plutôt que de les jeter en vrac dans le bac. Pour être rigoureux, je dirais que la fuite des vers est presque un signal d’alerte sur notre gestion globale des surplus, pas seulement sur l’humidité ou l’acidité du bac.

#2

@EtagereDeBocaux soulève un point juste, mais je voudrais nuancer l’idée que le lombricomposteur soit un objet technique simple à régler finement. En réalité les vers de compost (eisenia fetida, pas les lombrics de terre classiques, à ce propos la confusion est fréquente) sont des créatures sensibles à des équilibres qu’on maîtrise bien mieux avec un tas en extérieur qu’avec un bac fermé. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je recommande toujours le compost en tas plutôt qu’en bac aux débutants : moins de surveillance, plus de tolérance aux excès d’humidité ou d’azote. Fukuoka parlait déjà de laisser la nature corriger ses propres déséquilibres plutôt que de chercher à tout contrôler artificiellement. Un tas bien exposé, avec un bon mélange de matières brunes et vertes, et les vers n’ont simplement pas de raison de fuir.

#3

Pas mon domaine habituel mais franchement ça se discute, votre histoire de compost en tas ou en bac, parce que ça dépend aussi de l’espace qu’on a en ville. Dans un petit jardin partagé ou sur un balcon, le tas façon PepiniereOubliee c’est juste pas possible, donc le bac reste la seule option même s’il demande plus d’attention. Concrètement ça change quoi, me direz-vous, mais je trouve que le compost collectif de quartier résout une partie du problème : moins de bacs individuels mal gérés, plus de monde formé aux bons gestes. Un peu comme pour les transports, mutualiser marche souvent mieux qu’isoler chacun dans sa solution perso.

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