Énergique volontairement : composter, c’est bien, mais c’est le dernier maillon. À domicile, un Français jette 62 kg de déchets alimentaires par an, dont 19 kg de nourriture encore comestible (chiffres 2024). Sur l’ensemble de la chaîne, ce sont 10 millions de tonnes de déchets alimentaires, dont 3,9 millions de tonnes encore comestibles et 6,1 millions de tonnes de parties non comestibles comme les os et les épluchures.
Ce partage change l’argument. Les épluchures et les os ne se mangent pas, ils vont au compost sans mauvaise conscience. La nourriture encore comestible, elle, ne devrait jamais y arriver. Mon camp : zéro gaspillage d’abord, compost ensuite.
Certains répondent que composter suffit, puisque rien ne se perd. Je réponds que la matière se retrouve, mais pas l’énergie ni le travail dépensés pour produire l’aliment. Qui est d’accord, et qui voit les choses autrement ?
Source : Ministère de l’Agriculture, lutte contre le gaspillage alimentaire.
