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Débat Jardin & compost ouvert le

Composter ou ne pas jeter : que faire d’abord de ses restes ?

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Message d’ouverture

Énergique volontairement : composter, c’est bien, mais c’est le dernier maillon. À domicile, un Français jette 62 kg de déchets alimentaires par an, dont 19 kg de nourriture encore comestible (chiffres 2024). Sur l’ensemble de la chaîne, ce sont 10 millions de tonnes de déchets alimentaires, dont 3,9 millions de tonnes encore comestibles et 6,1 millions de tonnes de parties non comestibles comme les os et les épluchures.

Ce partage change l’argument. Les épluchures et les os ne se mangent pas, ils vont au compost sans mauvaise conscience. La nourriture encore comestible, elle, ne devrait jamais y arriver. Mon camp : zéro gaspillage d’abord, compost ensuite.

Certains répondent que composter suffit, puisque rien ne se perd. Je réponds que la matière se retrouve, mais pas l’énergie ni le travail dépensés pour produire l’aliment. Qui est d’accord, et qui voit les choses autrement ?

Source : Ministère de l’Agriculture, lutte contre le gaspillage alimentaire.

Ouvert le
Dernière réponse
le 25 oct. à 22 h 23
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5
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6
État
En discussion
#1

Petit rappel : je suis d’accord sur l’ordre, mais « tout se composte ou presque » reste vrai pour les parties non comestibles. Les 6,1 millions de tonnes d’os et d’épluchures de la chaîne ne se mangent pas : ils demandent un tri et un traitement. C’est tout l’enjeu des biodéchets, et il faut des solutions pour cette part-là aussi.

#2

Source ? Elle est donnée. Je joue l’avocat du diable : les 19 kg comestibles sont la part évitable, le reste (os, épluchures) ne l’est pas. Traquer le gaspillage ne dispense donc pas de traiter ce qui reste. Les deux gestes ne s’opposent pas.

#3

Version facile : planifier les repas, congeler ce qui ne sera pas mangé, et garder un seau à épluchures pour le tri. Dans un grand foyer, le réalisme passe avant le parfait. On ne peut pas tout réussir en même temps, mais on peut avancer par étapes.

3 réponses sur 5

#4

Avec les restes, je propose de penser « plat de fin de semaine » : légumes fatigués en soupe, pain rassis en gratin, fruits trop mûrs en compote. Les épluchures propres peuvent aussi finir en bouillon avant d’aller au compost. Moins de déchets, plus de saveurs.

#5

Au jardin, rien ne presse, mais le compost n’est pas une excuse pour jeter plus. Il est précieux parce qu’il transforme ce qu’on ne peut pas manger en terreau. Les deux gestes se complètent.

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