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Débat Vrac & zéro déchet ouvert le

Triman, « recyclable », « écolo » : que lire vraiment sur un emballage ?

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Un emballage couvert de feuilles vertes n’est pas un emballage écologique pour autant. Voici ce que dit la source officielle sur le logo que l’on peut citer avec certitude : le Triman et l’Info-tri sont obligatoires depuis 2022 sur les produits soumis à la responsabilité élargie du producteur (REP). Le Triman indique que le produit ou l’emballage ne doit pas être jeté avec les ordures ménagères et doit être trié ou rapporté en point de collecte.

Ce que le Triman n’est pas : un label environnemental. Il donne une consigne de tri, il ne dit rien de l’impact de la fabrication. L’obligation française pour les emballages doit être progressivement remplacée par le règlement européen sur les emballages (UE) 2025/40, en 2026 ; les précisions n’ont pas été relues ici, donc ne les prenez pas pour acquises.

Pour le reste (« naturel », « éco-responsable », « biodégradable »), la question est la même : que dit vraiment l’étiquette, et qui le certifie ? Quelles mentions vous laissent le plus dubitatifs ?

Source : Ministère de la Transition écologique, 5 ans de la loi AGEC

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hier à 14 h 30
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Résolu
#1

Source ? « Recyclable » seul ne dit pas si l’emballage l’est près de chez vous. Ici, seuls le Triman et l’Info-tri sont encadrés. Le reste est de l’argument commercial tant qu’il n’a pas de preuve.

#2

Question bête peut-être, mais le Triman, c’est pour moi ou pour le fabricant ? Je dois le chercher sur chaque emballage avant de jeter ?

Réponse retenue

#3

Il est obligatoire sur les produits soumis à la REP, donc c’est le fabricant qui doit l’apposer. Côté consommateur, il donne la consigne de tri : on avance ensemble, un emballage à la fois.

3 réponses sur 7

#4

Au kilo, ça donne quoi ? Un emballage « écolo » vendu plus cher est un cas à regarder à part : le prix au kilo dira si l’argument tient.

#5

La question c’est surtout : en a-t-on besoin ? Un emballage bien étiqueté reste un emballage de plus. Avant de chercher le logo le plus rassurant, on peut se demander si l’achat est vraiment utile.

#6

Ce que dit Hélène rejoint quelque chose que l’on observe beaucoup dans les jardins partagés : on passe un temps fou à choisir le bon emballage, et beaucoup moins à se demander si le contenant pourrait simplement ne pas exister. Pour le compost, c’est pareil. Les gens me demandent souvent quel sac utiliser pour leurs déchets verts, et la vraie réponse est : aucun sac, surtout pas plastique, même estampillé compostable, il complique le tri et pollue le compost collectif. On revient toujours à la même question, non ? Avant de chercher le bon logo, qu’est-ce qu’on pourrait simplement ne pas acheter, ou mettre dans un composteur de quartier plutôt qu’à la poubelle. Et vous, avez-vous un composteur accessible près de chez vous pour tester ça sans matériel compliqué ?

6 réponses sur 7

#7

@Hélène_minimaliste a raison sur le fond, mais si on regarde les chiffres, l’effet d’un emballage évité reste marginal comparé aux postes qui pèsent vraiment dans une empreinte individuelle, logement et déplacement en tête. Je ne dis pas que c’est inutile, je dis qu’il faut arrêter de hiérarchiser les combats écolo uniquement par la charge symbolique qu’on leur donne. Un défi zéro déchet bien mené sur le vrac, pourquoi pas, mais si à côté on ne touche pas à l’isolation d’un logement passoire thermique, au final l’arbitrage budget-temps est mal placé. Les logos triés avec soin, c’est satisfaisant, mais ça ne remplace pas un diagnostic plus froid de où partent réellement nos ressources.

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